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Déchets: Sherbrooke et Magog se dissocient

 

Sherbrooke et Magog empruntent des voies différentes dans la gestion des déchets, ce qui pousse la Conférence régionale des élus (CRE) de l'Estrie à abandonner la démarche régionale d'appel d'offres pour le traitement des matières résiduelles.

Le président de la CRÉ, Roger Nicolet, ne considère pas cette décision comme un échec puisque la concertation et la réflexion, qui ont été au cœur des travaux, ont contribué aux choix faits par chacune des instances municipales. «La CRÉ réitère fortement sa volonté que les municipalités de la région fournissent les efforts requis afin d'atteindre les objectifs québécois de valorisation», indique M. Nicolet.

D'autre part, les municipalités du secteur Massawippi ont déjà un contrat à long terme avec Coaticook, tout comme le secteur ouest du lac Memphrémagog avec Cowansville. Il ne reste plus que quelques villes dans la MRC, comme Magog et Canton d'Orford, qui cherchent une entente à long terme.

Des orientations différentes
Le maire de Magog, Marc Poulin, pense que les orientations différentes prises par Magog et Sherbrooke expliquent cette décision. «On ne ferme cependant pas la porte à une éventuelle entente», précise-t-il.


Dans les faits, Sherbrooke a opté pour un système à trois voies, comportant trois bacs distincts pour le recyclage, le compostage et les déchets ultimes. À l'inverse, Magog s'oriente vers un système de tri-compostage comportant deux bacs, l'un pour le recyclage et l'autre jumelant les matières compostables ainsi que les déchets ultimes.

Selon M. Poulin, ce système a l'avantage d'éliminer un bac et de réduire le transport des déchets. Le tri s'effectue en usine où une forte chaleur sépare les déchets ultimes des matières putrescibles.

Magog rencontrera bientôt les dirigeants du lieu d'enfouissement public de la Haute-Yamaska pour analyser les possibilités de tri-compostage. L'objectif de la Ville est de signer une entente pour la fin de 2010.

Pendant ce temps, toutefois, les Sherbrookois peuvent déjà composter leurs déchets de table et de jardinage dans un bac brun. Marc Poulin admet une certaine lenteur, mais insiste pour dire que les élus préfèrent attendre pour dénicher la meilleure solution à long terme, soit de 15 à 20 ans. «Entre temps, on fait la collecte des feuilles mortes et des branches, en plus d'avoir ouvert un écocentre», réplique-t-il. 

 

Source : journal Le Reflet du lac, 1 novembre 2008, par Dany Jacques


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